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Questions d'ordres générales sur LA CHIRURGIE DE LA SILHOUETTE Chirurgie du Sein Reponse N°30 |
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>>Le corps peut « rejeter » les prothèses mammaires : FAUX : II n'y a pas de réaction de rejet au sens médical du terme. Ce terme est réservé à des réactions immunes, c'est-à-dire faisant intervenir des anticorps et des cellules responsables de l'immunité contre un tissu biologique étranger, Par exemple, il peut y avoir un rejet sur une greffe de cœur ou une greffe hépatique. La silicone, elle, est un matériau neutre extrêmement bien toléré par l'organisme et, s'il peut y avoir des réactions inflammatoires à ce matériau, il n'existe pas de véritable rejet. En revanche, le corps va, comme pour tout matériau étranger, aussi bien toléré soit-il, tenter d'isoler celui-ci. Pour cela, l'organisme fabrique une membrane autour de la prothèse, que l'on dénomme « capsule ». Cette capsule s'observe également autour des prothèses de hanche, des pacemakers, et de tous autres matériaux inertes implantés dans le corps, Cette capsule parfaitement physiologique présente l'avantage d'isoler l'implant en fermant la loge prothétique. Elle est souple dans la plupart des cas, mais il peut arriver que le corps réagisse de façon excessive en fabriquant, plutôt que de rejeter l'implant, une capsule très épaisse que l'on dénomme alors « coque », qui peut être déformante ou douloureuse, voire les deux. Cette coque s'observe dans moins de 5 % des cas de femmes opérées ; elle peut apparaître quelques mois après l'intervention ou quelques années après, et transformer un résultat tout à fait joli en un résultat épouvantable avec des seins asymétriques, petits, durs, déformés, pour lequel la responsabilité du chirurgien ne peut être engagée évidemment. Le traitement consiste, en réopérant la patiente, à retirer cette coque et à repositionner l'implant. En cas de formation d'une nouvelle coque après cette intervention, les implants devront être retirés de façon définitive. |
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