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Questions d'ordres générales sur LA CHIRURGIE DE LA SILHOUETTE Chirurgie du Sein Reponse N°22 |
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>>La pose de prothèses mammaires peut être prise en charge par la Sécurité sociale: FAUX :Quel que soit le retentissement psychologique d'une hypotrophie mammaire, c'est-à-dire d'une petite poitrine, les caisses d'assurance maladie considèrent à juste titre que l'augmentation des seins par des prothèses est une intervention exclusivement esthétique, ne devant pas être prise en charge par la communauté. Cela signifie que l'ensemble des frais, à savoir : frais de salle d'opération, frais d'hospitalisation, frais d'anesthésiste et d'équipe chirurgicale, seront à la charge de la patiente. Des cas de remboursements par la Sécurité sociale accordés après des demandes d'entente préalable effectuées par les praticiens nous sont rapportés, et ce dans des indications purement esthétiques. Ces pratiques sont à condamner d'autant plus fermement que notre système de protection sociale a les plus grosses difficultés à équilibrer ses finances. Il faut savoir que les demandes d'entente préalable lorsqu'elles sont effectuées par des praticiens sont souvent accordées par les caisses d'assurance maladie sans véritable contrôle, dans un simple rapport de confiance dont il est condamnable encore une fois d'abuser. En tout état de cause, elles ne déchargent en aucune manière le chirurgien de la responsabilité d'avoir abusivement fait passer ce genre d'intervention en remboursement de Sécurité sociale. À côté de ces indications purement esthétiques, il existe malgré tout des cas où une demande de remboursement paraît justifiée : il s'agit des seins présentant une grosse asymétrie, ou même l'hypoplasie ou l'aplasie des seins - un développement insuffisant ou une absence de sein - avec, on le comprend, un retentissement psychologique parfois très important. Ces malformations constituent des indications parfaitement justifiables d'une prise en charge par la collectivité. Il est important de noter que le devis effectué pour l'ensemble de l'intervention comprend en règle générale les consultations postopératoires au moins jusqu'à six mois, ainsi qu'une grande partie des interventions visant à corriger un défaut objectif, dû par exemple à une malposition de la prothèse ou à un retournement. Il en est de même pour les complications immédiates ou à distance comme les hématomes ou les infections sur prothèse, qui, si elles ne bénéficient pas d'un remboursement par l'assurance maladie, sont souvent effectuées à titre gracieux par les équipes chirurgicales. En revanche, les frais de clinique restent souvent à la charge de la patiente et peuvent se révéler être une bien mauvaise surprise. |
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