>>La demande varie en fonction
des critères socioculturels:
VRAI Certains
philosophes parlent même à ce sujet d'« ethno-chirurgie ».Le modèle
occidental s'est imposé au fil des siècles comme étant celui des classes
dirigeantes et riches. C'est la raison pour laquelle on observe dans
les populations d'Afrique noire une demande importante pour la correction
des nez ethniques afin d'en affiner l'aspect, ou de blanchiments de
la peau grâce à l'utilisation de corticoïdes.
Dans les populations asiatiques, on parle d'« occidentalisation des
paupières », qui consiste à débrider celles-ci et à créer un pli comme
dans la paupière occidentale ;de même, les demandes d'augmentation
du nez sont parmi tes plus fréquentes.
En Chine, pour environ 130 euros, des milliers de Jeunes filles font
la queue dans les services de chirurgie plastique afin de se faire
poser des prothèses nasales sous anesthésie locale en dix minutes,
dans des conditions d'asepsie que nous jugerions scandaleuses.
En dehors d'être un outil d'occidentalisation de son aspect, la chirurgie
esthétique peut aussi être le reflet soit d'un certain statut social,
soit d'un souci de son apparence physique, qui peuvent être les preuves
d'une santé physique ou financière dans certains pays. Par exemple
en Amérique du Nord comme en Amérique du Sud, il est de bon ton que
le lifting que vous avez subi soit bien visible - autant qu'un manteau
de fourrure que vous porteriez - et il est très naturel de présenter
lors de soirées son chirurgien esthétique. De même, une poitrine visiblement
refaite ne suscitera en Californie jamais aucune remarque désobligeante,
puisqu'elle traduit au même titre que les corps « bo-dybuildés » de
certains hommes le souci de prendre soin de son corps et de sa présentation,
À l'inverse, dans la vieille Europe, et plus particulièrement en France,
le recours à la chirurgie esthétique se fait discrètement, comme s'il
persistait une certaine honte à refuser de vieillir et à souhaiter
toujours plaire plus.